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Le Jardin Mystic de Morrigan...

Petit recueil de méthodes de divinations diverses, recettes bien-être et de Traditions Celtiques...

Druide coupant le gui

Publié le 13 Septembre 2012 par GingerWitch in Un peu d'histoire...

 

 

Les Grecs associaient le gui à Hermès, grand messager de l'Olympe.

Du temps des Gaulois, les druides allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l'année celtique. Ils coupaient le gui en s'exclamant : « O Ghel an Heu » ce qui signifie littéralement « Que le blé germe ». Cet expression sera modernisée au Moyen Âge dans « Au gui l'an neuf ». 


► Traditionnellement, le gui était coupé par une serpe d’Or lors de Samhain (31 Octobre) et devait être réceptionné dans un drap blanc tendu par des vierges. Il était ensuite consacré et offert au peuple pour ses vertus protectrices et fertilisantes. Cependant, l'or étant un métal mou il est peu probable qu'il ai réellement été utilisé dans cette fonction.

Les druides brûlaient le gui en hommage aux divinités et en distribuaient à l’assistance. En guise protection, nos ancêtres suspendaient le gui à leur cou ou à l’entrée de leur maison. Quand ils accueillaient des invités, ils les embrassaient en dessous du gui pour leur porter bonheur. (Folklore Celtique) 

Le gui de nos jours est un signe du destin. Tout ce qu'on fait en sa présence arrive véritablement.


Les druides considéraient cette plante comme sacrée en raison des vertus médicinales, ou même miraculeuses, qu'ils lui attribuaient. Le gui était un talisman qui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, neutralisait les poisons, assurait la fécondité des troupeaux, permettait même de voir les fantômes et de les faire parler. C'était le gui cueilli sur le chêne — chose rare — qui était recherché. Le chêne était l'arbre du soleil qui symbolisait la force et la puissance. Le gui était l'arbuste de la lune.


Un des plus célèbres mythes de la mythologie nordique implique le gui. D'après l'Edda de Snorri, le dieu Baldr, fils d'Odin, est rendu invincible par sa mère Frigg qui a fait jurer à toutes choses, plantes, pierres et êtres vivants, de ne pas faire du mal à son fils. Cependant le dieu malin Loki lui fait avouer qu'elle n'a pas fait jurer à une pousse de gui, tellement elle lui paraissait inoffensive. Alors Loki, jaloux de la popularité de Baldr, taille le gui et incite traîtreusement le dieu Höd de le lancer vers Baldr, ce qui le tue tragiquement.

 

 

Traditions :

En Europe du Nord (y compris en France), il est d'usage de s'embrasser sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie au moment des fêtes de Noël et du jour de l'an (à minuit précisément). La saison voulant que le gui abonde, on en cueillit dès le Moyen Âge pour l'offrir avec ce souhait : « Au gui l'an neuf », formule qui fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans » (soit dans la maison). Au XIXe siècle on disait « Bonne et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », expression modernisée au XXe siècle en « Bonne et heureuse année ».


En Amérique du Nord, on décore à la période de Noël avec des feuilles de Phoradendron flavescens.

La tradition veut que deux personnes qui se retrouvent dessous doivent s'embrasser...

 

 

"O Ghel an Heu" signifie "Que le blé lève". 

Cette phrase était prononcée par les druides au solstice d'hiver lorsqu'ils coupaient le gui sacré pour montrer que la nature revivait.

L'expression celtique est devenue, au Moyen Age, " Au gui l’an neuf! "

 

(Recueil de Sources Diverses)

 

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